Rando Ecrins

Tour du Vieux Chaillol en 5 jours

5 jours
Durée
Difficile
Difficile
Itinérance
Itinérance
96,7 km
Longueur totale
5854 m
Dénivelé montant
Usages
  • A pied
Thème
  • Faune
  • Histoire et architecture
  • Refuge

Départ : Hameau des Paris, Saint-Jacques-en-Valgaudemar

Le Tour du Vieux Chaillol est un GR de pays reliant la vallée de haute montagne du Valgaudemar aux paysages de bocage du Champsaur.

Proposé ici en cinq étapes, cet itinéraire de grande randonnée ceinture le massif situé à cheval sur le Champsaur et le Valgaudemar et dont le point culminant est le Vieux Chaillol à 3163 m. Il se raccorde en deux points au GR 54 au caractère nettement plus sportif : à Villar-Loubière dans le Valgaudemar et au refuge du Pré de la Chaumette.

Du hameau des Paris, pénétrer, tout en longeant un canal d'irrigation, dans la longue et étroite vallée du Valgaudemar. De Villar-Loubière au refuge du Pré de la Chaumette par les cols de Vallonpierre, de Gouiran et de la Vallette, l’itinéraire prend de la hauteur, le paysage aussi avec le grandiose cirque glaciaire du Gioberney. C'est la portion commune avec le GR 54. Elle demande plus d’efforts mais récompense par le cadre et l’ambiance haute montagne. Ce tronçon se situe presque essentiellement dans le Parc national des Ecrins. Le Champsaur se parcourt ensuite tout en balcon. Du refuge du Pré de la Chaumette, dans la vallée de Champoléon, longer le Drac Blanc, torrent impétueux, s’encaissant dans une vallée austère. D'orientation est-ouest, elle se coude progressivement pour devenir nord-sud et s’élargir, laissant place à de verts pâturages et des hameaux. C'est une large vallée qui subit déjà les influences méditerranéennes, et qui charme par son paysage plus rural que montagnard, par ses hameaux et villages avec leurs maisons aux tuiles et par ses claires forêts de mélèzes.

Transport

Arrêt à Saint-Firmin sur la ligne de bus Grenoble-Gap (à 2 km des Paris).

Accès routier

De la N85, prendre la D16 en direction de Lallée où il faut suivre la D16a, puis la D316. Suivre la première route à droite après Entrepierre.

Lieux de renseignement

Maison de la vallée du Champsaur

Information et documentation, présentation d'expositions temporaires. Vente des produits et ouvrages du Parc. Dans le même espace, accueil de l'office du Tourisme du Haut-Champsaur. Entrée libre. Toutes les animations du Parc sont gratuites sauf mention contraire.


05260 Pont-du-Fossé

Site web - Courriel - 04 92 55 95 44

Lat: 44.6672, Lng: 6.22795

Maison du Parc du Valgaudemar

Information, documentation et un espace d'accueil avec des expositions permanente et temporaires. La maison du Parc est labellisée «Tourisme et handicap». Entrée libre. Toutes les animations du Parc sont gratuites sauf mention contraire.

Ancien Asile Saint-Paul
05800 La Chapelle-en-Valgaudemar

Site web - Courriel - 04 92 55 25 19

Lat: 44.81836, Lng: 6.19371

Maison du Tourisme du Champsaur & Valgaudemar

Ouverture toute l'année : du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

Les Barraques
05500 La Fare en Champsaur

Site web - 04 92 49 09 35

Lat: 44.67429, Lng: 6.06485

Cet itinéraire est dans le coeur du parc national, veuillez consulter la réglementation.

Cliquer pour intéragir

Sur le chemin…
Petit patrimoine
Canal des Herbeys

Depuis longtemps les habitants du Valgaudemar ont essayé de maîtriser l'eau pour pallier les faibles précipitations estivales. Le canal des Herbeys est encore fonctionnel et bien utilisé. Il permet, avec plus de 600 litres à la seconde, d’arroser « à l’arrêt » 289 ha sur les communes de Chauffayer et de St-Jacques. Long de 28 km environ, il fut entrepris puis achevé sous l’initiative de François Dupont de Pontcharra des Herbeys. Il est entretenu tous les ans par les membres du syndicat des utilisateurs, qui passent plusieurs journées à curer le canal et consolider les voûtes.

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Architecture
Eglise paroissiale Saint-Maurice

Construite par les moines clunisiens, cette église est la plus ancienne des vallées du Champsaur et du Valgaudemar : son existence est attestée dès la fin du XIe siècle. Son clocher quadrangulaire appartient au répertoire traditionnel lombard. L'intérieur simple est composé de trois nefs voûtées d'arêtes et d'un chevet plat. Epargnée par les guerres de religions du XVIe siècle, la première restauration de l'église date de 1668.

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Point de vue
Les "sommets" de l'Olan

L'Olan est un sommet majeur du massif des Écrins. Il culmine à 3564 m et se compose de trois sommets dont le plus haut est le sommet nord. L'Olan a été gravi la première fois jusqu'au sommet central le 8 juillet 1875, puis le sommet nord, le 29 juin 1877 par le célèbre W.B.A Coolidge et son guide Almer. Une voie normale au départ du refuge de l'Olan peut, avec un guide ou de bonnes connaissances alpines, être un but d’ascension dans le Valgaudemar.

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Histoire
Omelette des Andrieux

Aux Andrieux (Villar-Loubière), le soleil n'atteint pas le hameau pendant … 110 jours environ ! Le 10 février, on raconte donc que les habitants allaient sur le pont fêter la réapparition du soleil après ces mois d’absence. Chacun déposait son omelette sur les parapets du pont et se rendait dans le pré voisin où la farandole avait lieu jusqu’à ce que le soleil arrive. Après quoi, les habitants allaient reprendre leur omelette qu’ils offraient à l’astre du jour et s'en retournaient dans leur famille pour la manger.

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Flore
Scrofulaire du printemps

Il y a des plantes qui ne ressemblent à aucune autre. C'est le cas de la scrofulaire du printemps. Sa haute taille (30 à 80 cm), sa pilosité, sa tige carrée à larges feuilles dentées et sa tonalité vert-jaune forment un ensemble qui attire l'œil. Plante très rare dans les Hautes-Alpes, son aire de répartition couvre toute l'Europe centrale et méridionale des Pyrénées à la Russie. Sa date de floraison varie d'avril et à juillet. Elle se serait probablement échappée des jardins de simples du Moyen-âge où les religieux cultivaient des plantes médicinales. Son habitat est particulier : ruines et vieux murs. Pensez à ne pas la cueillir, l'observation est tout aussi intéressante.

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Faune
Chouette de Tengmalm

La chouette de Tengmalm est une espèce typique des forêts de conifères. Elle est présente toute l’année dans les zones montagneuses de France. Dans cette forêt, vivent quelques individus qu'il est difficile d'apercevoir. Reconnaissable aisément, la chouette de Tengmalm possède des yeux couleurs jaune d’or cerclés de noir et surmontés de sourcils clairs. Elle niche souvent dans des loges forées par le pic noir  ou dans les cavités naturelles des vieux arbres. Elle se nourrit de petits mammifères : mulots ou campagnols, qu’elle chasse la nuit.

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Faune
Chamois

Animal emblématique des Alpes, le chamois ou « chèvre des rochers » porte de courtes cornes noires et crochues. Au printemps, il est plus facilement observable avec des jumelles autour des lacs de Pétarel et parfois en solitaire dans la forêt. Les chèvres et éterlous (jeunes mâles d'un an) aiment à constituer de grandes hardes ; a contrario, les boucs restent plutôt isolés pour ne rejoindre les femelles qu’à la saison des amours. L’hiver, les chamois aspirent à beaucoup de tranquillité car ils vont survivre en économisant leurs réserves de graisse.

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Flore
Myrtilles

La myrtille est un sous-arbrisseau touffu dont les ramilles vertes et anguleuses portent de petites feuilles tendres, ovales et finement dentées. Ses fleurs, lie-de-vin, sont solitaires en forme de grelot. Elles donneront dès le mois d’août des baies comestibles à la pulpe violette, d’où son appellation populaire de « gueule noire ». Elle accompagne l’embrune en altitude, où des versants entiers se parent d’un rouge vif bien visible dans le paysage, l’automne venu. La myrtille constitue un complément de nourriture pour la faune baccivore (qui se nourrit de baies), frugivore ou herbivore, ce qui lui aurait valu son nom scientifique vaccinium, du latin vacca (vache).

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Géologie
Oules du diable

Le mot "oule" provient du mot latin olla qui signifie marmite. Les Oules du diable sont composés d'une succession de cascades située dans une gorge étroite. Au fil du temps, les eaux et les galets de la Séveraisse ont érodé la roche dure. En tourbillonnant, ils ont creusé et polis les cavités, leur donnant ainsi des formes spectaculaires. A la suite d'accidents mortels, des barrières ont été installées.

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Flore
Prairies de fauche

Les prairies de fauche entourent le village de La Chapelle. Malheureusement, ces prairies naturelles, riches en fleurs et en insectes, sont de plus en plus souvent remplacées par des prairies temporaires, c'est-à-dire semées certaines années. L'arrosage de ces prairies se fait encore grâce aux canaux, toujours bien entretenus par leurs utilisateurs et avec l'aide du Parc national. Vous découvrirez la prise d'eau du canal de la Grande Levée, non loin du sentier lorsque celui-ci se rapproche de la Sèveraisse. Ces canaux ont un grand intérêt pour le maintien d'une flore de zones humides, comme la dorine et la gagée jaune, toutes deux protégées.

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Point de vue
Cascades et points de vue sur la vallée

Tout au long du parcours, vous découvrirez les cascades de Combefroide et du Casset, situées sur le versant adret de la vallée. L'itinéraire offre également une jolie vue sur l'est et l'ouest de la vallée de la Sèveraisse, au niveau du hameau du Casset. Depuis le hameau du Rif du Sap, en aval, un beau profil en auge de la vallée témoigne du creusement par les glaciers du quaternaire.

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Histoire
Un parcours plein d'histoire

Le pont du Casset est le dernier pont ancien à ne pas avoir été emporté par les crues de la Sèveraisse. En rive droite de ce magnifique ouvrage dit « romain », le hameau du Casset doit son nom à la grande casse qui le cerne. Ce village, ainsi que celui du Bourg, fut recouvert partiellement par un éboulement. En ce qui concerne le Rif du Sap, c'est une avalanche qui emporta les maisons du haut du hameau en 1944. Quant au hameau du Clot, inondé en 1928, il fut abandonné totalement en 1934 lorsqu'un incendie détruisit la quasi totalité des habitations. 

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Histoire
Toponymie du Valgaudemar

Valgaudemar ! Ce nom sonore aux syllabes de bronze résonne dans nos oreilles. D’aucuns ont pu prétendre que cela évoquait la vallée de Marie ; Gaude Maria : «  réjouis-toi Marie ». Mieux vaut penser que cela se rapporte à Gaudemar, nom qui fut porté entres autres par le dernier roi des Burgondes (524), peuplade germanique qui a envahi ces régions en 406… Dans les textes, on lit Vallis Gaudemarii dès 1284. La part de la poésie, des légendes et de l’imagination faussent bien souvent la recherche de l’origine des noms…

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Architecture
Habitat traditionnel

Quelques vieilles demeurent typiques du Valgaudemar sont à remarquer dans les hameaux du Casset, du Bourg et du Rif du Sap. Quelques toits de chaume, tounes (entrée voûtée des habitations), dallages de pierre, … sontde beaux exemples d'architecture qui mériteraient d'être conservés. Moins chère et demandant moins d'entretien, la tôle a progressivement remplacé le chaume sur les toitures.

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Faune
Aigle royal

Entre La Chapelle et Le Clot, il n'est pas rare d'observer l'aigle royal en vol au niveau des pentes ensoleillées. Ce majestueux rapace au plumage sombre avec, pour certains individus, de belles cocardes blanches sous les ailes, côtoie le circaète Jean-le-Blanc en été, plus petit et très clair, ainsi que le vautour fauve, plus grand mais à la queue courte et souvent en groupe. Rien de surprenant à cela car les pentes d'adrets offrent à ces oiseaux des ascendances thermiques qui leurs permettent de voler haut et loin. 

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Architecture
Toune

Spécificité architecturale du Champsaur-Valgaudemar, la toune est ce porche voûté en berceau situé sur la façade principale de l'habitation. Elle abrite l’entrée du logis et de l’écurie et permet parfois de stocker des matériaux au sec, tel le bois. La toune était très souvent enduite de blanc afin de réfléchir la chaleur du soleil. Les habitants s'y installaient afin d'effectuer de petits travaux de broderie, de reprisage, etc.

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Petit patrimoine
Via clause

A certains endroits du parcours, vous cheminerez entre deux murets de pierre. Ces « via clause » ont été construites pour empêcher les bêtes domestiques montant en alpage de piétiner et manger l'herbe des prairies qui leur est réservée pour l'hiver. La plus remarquable de ces « via clause » se situe à la sortie de l'ancien hameau du Clot. Elle a été restaurée par le Parc national des Ecrins.

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Refuge
Refuge du Clot Xavier Blanc

Curieuse idée que ce refuge construit sous la route montant au Gioberney, à "seulement" 1397 m d'altitude ! C'est qu'il était là il y a plus d'un siècle, bien avant que la route fut construite ! En effet, ce bâtiment simple et robuste appartenait à la Valgodemar Mining Company qui exploitait ce secteur au sous-sol riche en cuivre et en plomb argentifère. Quand l'exploitation prit fin, le CAF racheta l'édifice et lui donna le nom de Xavier Blanc en reconnaissance d'un des membres fondateurs du CAF, sénateur des Hautes-Alpes.

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Faune
Les oiseaux d'altitude

L'automne est la saison des migrations. La montagne, trop rude en hiver, se vide de ses habitants. Certains optent pour une migration altitudinale pour se retrouver plus bas, dans les vallées ou sur le littoral, comme l'accenteur alpin, le rouge-queue, le sizerin flammé ou la linotte mélodieuse. D'autres partent pour un long voyage vers les pays chauds. Le Sahara offrira alors sa clémence hivernale au monticole de roche, tarier des prés et traquet motteux. La fauvette babillarde choisira l'orient. En été, tout ce joli monde se retrouve en montagne. Il y trouve un milieu-refuge dont la diversité de la végétation et des invertébrés est encore préservée. Les alpages apparaissent alors favorables à la reproduction de toutes ces espèces qui sont nettement en déclin et méritent d'être protégées.

Linotte mélodieuse, pinson des arbres, moineau friquet
Géologie
Géologie impressionniste

De la chabournéite, minéral endémique du Valgaudemar, aux roches cristallines formées de gneiss du Sirac, de la dépression de Vallonpierre formée de roches sédimentaires au spectacle joué par le schiste et la cargneule du Col des chevrettes, cette boucle vous transporte dans l'histoire. Les plis et les couleurs se peignent devant vous comme un tableau d'impressionnistes.

Vallon Plat, Col de Vallonpierre
Refuge
Le refuge de Vallonpierre

Un petit lac, une belle prairie d'alpage, le Sirac bienveillant... Tel est le décor magique qui inspira, en 1942, la construction d'un refuge situé à 2270 m. Mais, victime de son succès, il fut décidé en 2000 d'en construire un second, plus grand. Proposant 37 places au lieu de 22, ce nouveau bâtiment est le premier refuge contemporain a avoir été construit, non avec des matériaux importés, mais avec les pierres extraites du site. Il tire sa simplicité et ses pignons en "pas de moineau" du "petit refuge" qui fut gardé comme hébergement pour un aide gardien. 

Le refuge et le lac de Vallonpierre
Sommet
Le Sirac

Au sud du massif des Écrins, le Sirac est le dernier grand sommet avec ses 3441 m. Il se dresse fièrement tout au fond de la vallée de la Séveraisse. Régulièrement au cours de cette randonnée, vos yeux se lèveront enchantés pour saluer ce Seigneur et sa couronne. Vous passerez à ses pieds et serez surplombés par ses glaciers suspendus. Magique !

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Faune
Crave à bec rouge

Le crave à bec rouge est un oiseau surprenant à bien des égards. Il vit près des falaises et joue avec les nuages, brisant le silence d’un cri bref, strident, presque métallique. Sollicités par l’écho venu des parois, ses comparses lui répondent. La démarche assurée et le pas cadencé, le crave à bec rouge arpente méticuleusement l’alpage en petit groupe pour y trouver vermisseaux et criquets du pâturage. Excepté quelques courtes incartades saisonnières liées à la nourriture disponible, le crave est sédentaire.

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Refuge
Refuge du Pré de la Chaumette

La cabane pastorale de Champoléon est construite pour les éleveurs de la vallée en 1921. C’est en 1972 que la cabane est restaurée pour la première fois. Deux ans plus tard, le Club alpin français (CAF) en prend la gestion afin d’assurer l’abri aux randonneurs toujours plus nombreux du GR54. Devenu trop exigu, le refuge est reconstruit en 1979 sur les ruines d’un vieux hameau et devient le Pré de la Chaumette. Les pierres de parement ont été taillées sur le site même de Champoléon. Les imposantes lauzes du toit soulignent un effort d’intégration dans le paysage. Aujourd’hui encore les troupeaux d’ovins sont “amontagnés” à la fin juin et visités une fois par semaine.

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Faune
Cincle plongeur

Le cincle plongeur est facile à observer à condition d'être discret. Il vit le long des rivières et des torrents de montagne. Petit oiseau roux et gris, à la queue courte, il a le bec effilé, une tache blanche du menton à la poitrine. Cet étonnant passereau a la particularité de marcher au fond de l'eau à contre-courant, en quête de nourriture. Il s’aplatit et s’agrippe au fond avec ses doigts, ouvre ces yeux, protégés des flots par une fine membrane et repère alors : vers, larves, petits crustacés et poissons.   

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Faune
Chamois

Animal emblématique des Alpes, le chamois ou « chèvre des rochers » porte de courtes cornes noires et crochues. Comme le bouquetin, il est plus facilement observable avec des jumelles. Les chèvres et éterlous (jeunes mâles d'un an) aiment à constituer de grandes hardes ; a contrario, les boucs restent plutôt isolés pour ne rejoindre les femelles qu’à la saison des amours. L’hiver, les chamois aspirent à beaucoup de tranquillité car ils vont survivre en économisant leurs réserves de graisse.

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Faune
Hirondelle de rochers

L'hirondelle de rochers est habillée d'un plumage aux tons beiges guère contrastés. Elle est capable de véritables prouesses en vol, une qualité indispensable pour capturer la multitude d'insectes dont elle se nourrit. Au printemps, une fois une barre rocheuse sûre repérée, l'hirondelle des rochers transporte sans relâche, avec son bec, boue et brins de végétaux. A l'aide de cet unique outil, elle fixe solidement chaque élément de l'édifice à la roche grâce à un savant mélange de salive et d'eau.

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Histoire
Paysage d'antan

En parcourant la vallée de Champoléon, vous avez constaté la place importante que tient le lit du Drac. Au temps où cette vallée comptait près de 600 habitants (en 1789, contre 110 aujourd’hui), on raconte que les gens se jetaient le marteau à faux d’une rive à l’autre de ce torrent impétueux… L’abondance de main-œuvre permettait de construire et d’entretenir murets et digues pour retenir la terre qu’on rapportait à dos d’homme ou de mulet. Après les inondations et les crues dévastatrices de 1914, le Drac a emporté les terres et les pâturages ; plusieurs hameaux furent abandonnés, comme celui des Gondouins.

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Pastoralisme
Le tardon

Le tardon est un agneau élevé sous la mère dans les alpages du massif des Ecrins. Chaque automne la foire agricole de Champolléon célèbre le tardon. Cet événement met le pastoralisme à l'honneur et rassemble les éleveurs, bergers et le grand public. Au programme : vente de moutons, marché des producteurs, repas à base de tardon et animations.

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Histoire
Les Borels

C’est le bourg le plus important de la commune de Champoléon (il n’y a pas de hameau portant ce nom). Jusque vers la guerre de 1914, la vallée vivait forcément en circuit fermé pour tout ce qui était nécessaire à la vie de tous les jours. Aux Borels on trouvait un tisserand (laine et chanvre ), un meunier-boulanger, un forgeron, un maçon, un culottière et dans les autres hameaux, un sabotier, deux meuniers, un scieur, un menuisier-ébéniste, deux cordonniers. Ces derniers travaillaient à domicile.

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Histoire
Champoléon

Aux 24 questions posées par les procureurs des Etats Généraux du Dauphiné, les Consuls de Champoléon répondirent en 1789 : «  Champoléon se trouve dans le plus affreux pays du Haut-Dauphiné. Il y a dans la communauté 16 villages très écartés et tous bien cabrés dans la montagne… 80 familles et 600 âmes. Les toits des maisons sont tous en paille […] les rivières et les torrents causent de grands dégâts ". De fait, en 1790, le jour de la Toussaint, l’église de Champoléon fut détruite par une crue. Une partie du cimetière disparut, entraînant également loin de Champoléon cercueils et cadavres.

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Point de vue
Les Aiguilles de Famourou

Sculptées par le temps et les intempéries dans les « grès du Champsaur », l’œil se plaît à imaginer ici une tête coiffée d’un béret, là un animal ou un gigantesque lame. Si on s’en approche, certaines semblent alors veiller, immobiles sentinelles, dans un équilibre inquiétant et pourtant millénaire, sur la vallée du Drac et les cols Bayard et de Manse au Sud-Ouest.

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Petit patrimoine
Canal de Mal Cros

Bien que l'installation d'un système d'irrigation s'impose pour le Champsaur dès l'été 1819, après une sécheresse particulièrement dévastatrice, les travaux de construction d'un canal ne commencent qu'en 1871. Partant du glacier de Mal Cros à 2750 m d'altitude, il est construit est en pierre sèche et bois de mélèze à partir du col de la Pisse. L'arrosage des culture était réalisé au niveau du bassin de répartition des eaux par un système d'écluses. Achevé 1878, le canal ne va fonctionner que 27 ans en raison des travaux d'entretien qui se révèlent trop onéreux.

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Histoire
Toponymie du "Champsaur"

Le nom "Champsaur" connaît une douzaine d’origines. L ‘étymologie la moins vraisemblable est évidemment la plus jolie est celle de « champ d’or » car Napoléon se serait écrié en découvrant le pays « quel beau champ d’or !". On trouve aussi le "champ des lézards" (sauros en grec signifie « lézard  ») ou le "champ des Sarrasins" (campus sauracenorum) à cause des nombreuses invasions de ces derniers . Mais l’étymologie la plus probable viendrait de "campus saurus", le champ ou la campagne de Saurus, nom du propriétaire de l’époque.

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Architecture
Architecture du Champsaur

Les paysages d’aujourd’hui et les maisons ne sont pas le fruit du hasard. Ils portent la trace de l’homme qui, moins animé du souci de faire de belles choses que d’une volonté fonctionnelle rigoureuse, a trouvé les meilleures relations qu’il convenait d’avoir avec son pays. Dans la partie nord-sud de la vallée du Drac, région ventée par la bise souvent froide, on connaissait le bocage et les bâtiments sont très serrés, avec un mur pratiquement aveugle au Nord. Sur les balcons de l’est comme à St-Michel-de-Chaillol ou St-Julien-en-Champsaur, on recherche le soleil : la façade présente souvent un vaste porche.

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Histoire
Chapelle des Pétêtes

Cette chapelle est une curiosité, en même temps qu’une œuvre remarquable de l’art populaire. Les « Petêtes » sont ici des poupées. On raconte qu'en l’an 1730, un berger du nom de Pascal, qui était aussi maçon à ses heures, se mit à tailler des pierres. Tout l’hiver, il tailla ses pierres et quand il eut assez buriné, il creusa la terre puis plaça pierre sur pierre. Quand il eut terminé, le hameau de l’Aubérie possédait une coquette chapelle de montagne. Mais notre mystérieux berger avait ménagé dans la façade de la chapelle des sortes de niches. A nouveau, il se mit à travailler la pierre, avec plus de minutie et d’amour, car c’était à des statues qu’il travaillait. Après 11 années de travail, il finit son ouvrage en 1741, date à laquelle il plaça une croix monumentale devant la chapelle.

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Flore
Bocage

Le bocage, un paysage assez commun en France avant guerre mais qui a conservé ici, à plus de mille mètres d’altitude, une belle diversité. Un maillage de haies de culture, de prés et de bois qui se révèle très favorable à une multitude d’oiseaux. Parmi eux nombre de passereaux communs (pie grièches, tariers, bruants, cailles, torcols…) dont les effectifs en France déclinent parfois d’une manière inquiétante. La richesse n’est donc pas faite que de raretés !

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Faune
Richesse ornithologique

Trente années d’inventaires attentifs ont permis de recenser 220 espèces d’oiseaux dans la vallée. Une richesse exceptionnelle qui tient tant à la variété des paysages (entre bocage, zones humides, forêts et haute montagne) qu’à la situation charnière du Champsaur : plus tout à fait nord-alpin, déjà bien ouvert sur le sud par les seuils de Manse et de Bayard, propice aux échanges et donc aux migrateurs tels aigrettes, sarcelles, kobez ou gobemouches …

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Flore
Prairies de fauche

Lorsqu’elles n’ont pas été bouleversées par les techniques récentes de fertilisation et d’ensilage, elles abritent encore régulièrement une cinquantaine d’espèces végétales. Les plus emblématiques tels le narcisse des poètes, le salsifis des Alpes, la sauge des prés, le sainfoin, le trolle d’Europe rythment tour à tour les paysages de leurs variations colorées.

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Profil altimétrique

Altitude (m)

Min : 906 m - Max : 2664 m

Distance (m)

 

Recommandation

Se reporter aux recommandations spécifiques de chaque étape.