Rando Ecrins

Les lavoirs et chapelles de Pelvoux

1 h 30
Durée
Très facile
Très facile
Aller-retour
Aller-retour
5,2 km
Longueur totale
95 m
Dénivelé montant
Usages
  • Vélo
Thème
  • Histoire et architecture

A chacun sa chapelle, à chacun son lavoir ! Pas moins de deux chapelles et d'une quinzaine de fontaines et lavoirs s'échelonnent sur la traversée de la commune de Pelvoux. Une suite qui multiplie les lieux de rencontre tout en assurant une richesse en points d'eau et la répartition des tâches religieuses entre paroisses.

C'est en patois «la Picho» qui désigne la commune. En 1893, le conseil municipal décide qu'on l'appellera comme le «pic remarquable» qui surplombe le territoire : Pelvoux, un sommet atteint pour la première fois, 65 ans plus tôt, par le capitaine Durand en mission de relevés topographiques.

Du hameau du Poët, suivre la D994E en direction du Pré de Mme Carle. Après avoir passé le cimetière, emprunter la première route à droite qui mène au centre du Sarret. Continuer sur cette route jusqu'à rejoindre la D994. La suivre jusqu'aux Claux en s'arrêtant de hameau en hameau pour observer les lavoirs et les fontaines. Pour le retour, suivre le même itinéraire en sens inverse. 

Transport

Arrêt de bus à Vallouise sur la ligne L'Argentière - Puy-Saint-Vincent (05voyageurs).

Accès routier

De L'Argentière-la-Bessée, suivre la D994 en direction du Pré de Madame Carle jusqu'au hameau du Poët. 

Lieux de renseignement

Maison du Parc de Vallouise

Information, documentation, maquette, expositions, projections, vente des produits et ouvrages du Parc. Visites guidées pour les scolaires, réservation obligatoire. La nouvelle Maison du parc a ouvert à Vallouise depuis le 1er juin et propose aux visiteurs une exposition permanente interactive invitant à la découverte du territoire et de ses patrimoines. Un espace d'exposition temporaire permettra une offre renouvelée. Enfin,le dispositif est complété par une salle audiovisuelle permettant d'organiser projections et conférences Entrée libre. Toutes les animations du Parc sont gratuites sauf mention contraire.


05290 Vallouise

Site web - Courriel - 04 92 23 58 08

Lat: 44.84641, Lng: 6.48839

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Sur le chemin…
Petit patrimoine
Le four à pain

Il existe déjà sur le cadastre napoléonien. Sa rénovation par la commune s'est faite il y a moins de 10 ans avec les pierres d'origines et de la brique réfractaire pour la voûte. Chaque hameau avait son four banal. Économie de bois et lien social expliquent aujourd'hui l'importance d'une cuisson commune du pain. C'est presque un mois entier, jour et nuit, entre novembre et décembre, qui était consacré à la cuisson du pain. Un rituel qui se traduit à présent par des cuissons estivales lors de la fête patronale ou d'autres manifestations locales.

Four banal
Histoire
La chapelle du Poët

Saint-Pancrace, patron de la chapelle du Poët, était autrefois peint sur la façade, en habit de guerrier des croisades. Pour sa fête, le 12 mai, «il y avait une messe le matin et on faisait le riz au lait» pour partager avec les habitants des autres communes qui font le déplacement. Presque deux mois auparavant, on a déjà fêté la Saint-Joseph en assistant à la messe au Sarret avec les familles des hameaux voisins invités à manger la daube et le traditionnel riz au lait.

La chapelle du Poët
Histoire
Les pénitents blancs

Au XIXe siècle, les pénitents blancs participent à la vie religieuse des hameaux du Poët et du Sarret. Rassemblant tous les hommes des villages, ils tiennent un rôle spécifique lors des enterrements. Ils chantent le «misère» devant  la maison du mort et accompagnent les processions en habit et capuchon, avec bannière, cloche, bâtons et lanternes. Une confrérie macabre dont le symbole de ralliement est la tête de mort...

Histoire
La chapelle du Sarret

Avant 1930, la route principale passe juste devant la chapelle du Sarret. Les enterrements se font au Poët jusqu'à ce que, dans les années quarante, le cimetière soit déplacé pour laisser passer la nouvelle voie d'accès à Pelvoux.

La chapelle du Sarret
Savoir-faire
La "bua"

Avant le début des travaux des champs, les femmes consacrent un grande journée à laver le linge de l'hiver. C'est la bua. Une seconde s’organise à l'automne. On sort les draps pour les «mettre» au savon, dans l'eau froide. Un bref rinçage et un second passage savonneux parfont ce prélavage appelé «essangeage». Le «coulage» de la lessive se fait alors dans un cuvier en bois dont l'intérieur est habillé d'une toile grossière. 

Mère Denis
Savoir-faire
Le "coulage"

Le linge le plus sale au fond, on termine par un grand drap qui recueille les cendres de bois. L'eau «passée» est récupérée et réchauffée plusieurs fois jusqu'à ce que le «lessif», la potasse des cendres, ait atteint la qualité adéquate. On ajoute souvent quelques tiges et racines de saponaires pour donner une qualité savonneuse à l'eau. Le «coulage» dure parfois la journée entière et «ça sent bon» dans toute la maison ! On transporte enfin le linge à la brouette jusqu'au bassin, pour le rinçage. Le petit linge est posé sur l'herbe blanchit sur le pré.

Lavoir

Profil altimétrique

Altitude (m)

Min : 1230 m - Max : 1264 m

Distance (m)

 

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