Rando Ecrins

Le jas des Agneaux par le Pissard des Aiguilles

5 h 30
Durée
Moyen
Moyen
Aller-retour
Aller-retour
4,7 km
Longueur totale
1002 m
Dénivelé montant
Usages
  • A pied
Thème
  • Faune
  • Flore
  • Point de vue

Départ : Dessous la Roche → Arrivée : Dessous la Roche ou Entraigues

Une randonnée en forêt à l'ombre des grands sapins pour atteindre un belvédère unique et en pleine lumière.

Vos pas, sur un tapis d'aiguilles et de feuilles, cheminent longuement sur un sentier aux multiples lacets. La forêt d'ubac typique vous offre son humidité et sa fraîcheur, excepté par endroits où les rayons du soleil font de rares apparitions à la faveur de trouées de chablis causées par la tempête du 5 janvier 2012.

Bernard Nicollet, Garde-moniteur au Parc national des Ecrins

Le parking – en cul de sac – se trouve 300 m après celui de Dessous la Roche. De là, sous un gros hêtre, emprunter l'itinéraire pédestre balisé remontant une piste forestière ravinée, puis prendre à droite un petit sentier qui marque l'entrée proprement dite de la forêt et le cœur du Parc des Ecrins. A partir de là, suivre longuement le sentier afin de traverser la Combe de La Géline, rejoindre le Pissard des Aiguilles et enfin aborder une pelouse subalpine luxuriante. Après trois lacets dans la prairie, voici le Jas des Agneaux atteint au point 1893m. Le retour peut s'effectuer par le même itinéraire ou par le sentier du Vêt – Lac Gary grâce auquel vous rejoindrez le village d'Entraigues à 4 km en aval de Dessous la Roche.

Transport

Bus Transisière La Mure-Le Perier

Accès routier

D526 – La Mure – Valbonnais – Col d'Ornon.

Lieux de renseignement

Maison du Parc du Valbonnais

Accueil, information, salle d'exposition temporaire, salle de lecture et vidéo-projection à la demande. Boutique : produits et ouvrages du Parc. Entrée libre. Toutes les animations du Parc sont gratuites sauf mention contraire.

Place du Docteur Eyraud
38740 Entraigues

Site web - Courriel - 04 76 30 20 61

Lat: 44.90153, Lng: 5.9496

Cet itinéraire est dans le coeur du parc national, veuillez consulter la réglementation.

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Sur le chemin…
Flore
Forêt d'ubac

Elle s'est installée jusqu'à 1800m en montagne, sur les pentes raides et les moins ensoleillées pour éviter les périodes estivales trop sèches. Elle stocke l'eau prélevée dans les sols détrempés, stabilise les pentes et retient le manteau neigeux en hiver. Elle accueille un cortège végétal varié composé de mousses, fougères, lichens et quelques plantes à fleurs rompues au manque de lumière. Elle se compose en majorité de résineux géants aux aiguilles persistantes où le hêtre et l'érable sycomore profitent de leur protection.

Forêt hêtraie-sapinière d'ubac
Flore
Sapin blanc et épicéa

Le sapin blanc impressionne par sa taille pouvant atteindre plus de 40 mètres. Il se reconnaît à ses aiguilles plates et non piquantes recouvrant les rameaux dont les sommitaux portent ses cônes à la manière de bougies. L'épicéa, par sa hauteur, rivalise avec le sapin qu'il accompagne souvent, surtout dans les parties les plus élevées de la forêt. Ses aiguilles piquantes et ses cônes caducs pendant sous ses branches sont sa carte d'identité.

Brume dans la sapinière d'ubac
Flore
Buxbaumie verte

Cette minuscule mousse emblématique n'est visible à l'œil nu que lors de la formation, au début du printemps, de sa capsule verte renfermant les spores. Elle fait figure de mousse pionnière se développant sur des troncs morts en décomposition, dans des forêts fraîches et humides. Le monde sylvicole y porte une grande attention car elle est gage de bonne santé de la forêt.

Mousses Buxbaumia viridis
Faune
Grand ichneumon ou rhysse persuasive

Même s' il vous paraît fortement armé, ce bel hyménoptère est inoffensif et son pseudo dard n'est tout simplement que son organe de ponte « l'ovipositeur ». Allez savoir comment il les repère, il parvient cependant à pondre à plusieurs centimètres sous l'écorce et le bois, dans le corps de larves déjà installées pour qu'elles s'en nourrissent... peut être celles de la rhagie !

Grand ichneumon ou rhysse persuasive
Faune
Rhagie inquisitrice

Tout arbre passant de vie à trépas l'intéresse. Ce coléoptère longicorne installe toute sa progéniture sous l'écorce des conifères morts. Ses larves dodues et jaunâtres vivent dans une sorte de nid douillet composé de sciure que leurs fortes mandibules n'ont eue aucun mal à prélever alentour.

Rhagie inquisitrice
Faune
Fourmi charpentière ou gâte bois

Beaucoup moins active et prolifique que la fourmi rousse qui construit d'énormes dômes d'aiguilles de sapin non loin de là, celle-ci, de grande taille, a élu domicile dans les vieilles souches en décomposition. Elle ne s'aventure guère au-dessus du sol car dans l'humus et les feuilles mortes, vers et insectes décomposeurs suffisent à son appétit.

Fourmi gâte-bois
Faune
Chevêchette d'Europe et chouette de Tengmalm

Toutes deux sont des petites chouettes forestières d'origine boréale qui, et pour cause, ont élu domicile dans les peuplements de conifères où, pic noir et pic épeiche leur ont cédés leurs loges. Elles chassent au crépuscule les petits mammifères et les oisillons au nid. Le jour, cachées et immobiles dans leurs niches ou dans des touffes d'usnée pendantes aux branches des sapins, elles somnolent et vous guettent d'un œil sans que vous n'y portiez attention.

Chevêchette d'Europe
Faune
Pic noir

Agent immobilier de la forêt, ce grand pic réduit à l'état de copeaux le tronc habité de vermine des grands arbres. Là, il se nourrit, se loge et s'abrite puis déménage à la faveur de locataires opportunistes que sont martre, chauve-souris, et autres chouettes forestières.

Pic noir et ses petits au nid
Flore
Forêt de ravin

Cette forme de végétation recouvre les zones les plus humides de la forêt. Combes, couloirs d'avalanche, zones de ruissellement sont des milieux privilégiés pour son développement. On y trouve l'érable sycomore dont le feuillage caduc variant du jaune à l'orangé en automne apporte un peu de couleur parmi le vert ténébreux des grands conifères qui l'accompagnent.Son robuste enracinement lui permet de croître même parmi les blocs et les éboulis. Ses grandes feuilles à cinq lobes pointus le font se confondre avec le platane de nos villes.

Sorbier des oiseleurs et érable sycomore
Flore
Fougères mâle et femelle

Rochers humides et obscurité conviennent à ces deux grandes fougères poussant en touffes. Les différencier n'est pas affaire de sexe mais bien de caractères propres à deux espèces bien distinctes. Leurs frondes, car c'est ainsi que l'on appelle leur feuillage, ne fanent qu'à l'aube de l'apparition des nouvelles au printemps.

Fougère
Faune
Gélinotte des bois

Chanceux celui qui pourra la rencontrer tant elle est discrète et fidèle au couvert forestier. Elle ne vole guère et préfère fuir à pied, «en piétant» pour s'éloigner de tout danger. Bourgeons, chatons de saule et fruits de sorbier sont sa subsistance. Pas étonnant qu'elle ait choisi cet habitat !

Couple de gélinottes des bois, empreintes et crottes
Flore
Mégaphorbiaie

Zone transitoire à l'orée supérieure de la forêt, elle se compose de plantes volumineuses à larges feuilles, en quête de lumière pour assurer leur développement. Sous son couvert, un petit monde animal et végétal y trouve son compte, notamment la dorine. Protégée en région PACA, elle n'affectionne particulièrement que les rares lieux humides de cette région.Sur la partie plus occidentale du massif des Ecrins, on la retrouve en bordure des torrents et des ruisseaux. Là, juste après la fonte des neiges, elle montre sa tête d'or en composant des tapis du plus bel effet.

 

Dorine à feuilles alternes
Flore
Adénostyle à feuilles d'alliaire

Elle impressionne non pas par la banalité de ses fleurs mais bien par la taille de ses épaisses feuilles d'un demi-mètre de diamètre. Chapeau chinois inversé, elles recueillent pluie et rosée au grand dam des cuisses du randonneur. Par contre, elles sont un rendez-vous gastronomique obligé pour une multitude de chrysomèles vertes et bleues qui les transforment littéralement en dentelle végétale.

Oreina gloriosa sur adénostyle
Flore
Laitue des Alpes

Ses têtes de fleurs bleues violacées à hauteur d'homme, nous rappellent qu'elle est peut être l'ancêtre de la salade du jardin. Elle participe à la luxuriance ambiante de par sa taille et ses interminables feuilles découpées en hallebarde, tout en ne rechignant pas à accueillir sur sa tête, papillons et coléoptères de toutes tailles.

Laitue des Alpes
Flore
Aulnaie verte

Transition spectaculaire entre la véritable forêt et les alpages sur les versants ubac, elle représente une formation dense d'arbustes, composée essentiellement de saules et d'aulnes verts. Ces derniers sont voués à ne jamais atteindre la taille d'un arbre. Ils composent des fourrés impénétrables où sanglier, chamois, chevreuil ont tracé au fil du temps, des labyrinthes pour s'y cacher. Pourvoyeurs d'azote par leurs racines, ils fertilisent les sols au point d'accueillir les dernières incartades de la mégaphorbiaie en altitude.

Troupeau dans les aulnes verts
Pastoralisme
Jas des Agneaux

A la belle saison, les bergers de l'alpage de Vêt tout proche, conduisent leur troupeau sur ce site incontournable, L'herbe y est fine, appétante et facilement accessible. Les agneaux, surtout, y « profitent » depuis jadis. Pas étonnant que le lieu porte ce nom tout à fait judicieux.

Troupeau de brebis
Faune
Tétras lyre

Le poids de ce galliforme de montagne varie de 700 à 1500g selon qu'il est femelle ou mâle. Il affectionne les fourrés et leur clairières, l'une pour nicher à même le sol à l'abri des prédateurs, l'autre pour parader bruyamment dés le mois de Mars en déployant les plumes de sa queue en forme de lyre.

Parade de tétras lyre
Faune
Perdrix bartavelle

Hors de la période de parades printanières durant lesquelles le mâle ne cesse de cacaber et rappeler, difficile de la repérer et pourtant cette espèce curieuse aime à se positionner en guetteur sur les crêtes et les promontoires au risque de se faire happer par l'aigle royal.

Perdrix bartavelles, sous le Lambert
Faune
Merle à plastron

Comme habitat, il a opté pour la limite supérieure de la forêt, un peu plus bas que le merle de roche, plus haut que le merle noir. Ce migrateur à bavette blanche, au cri d'alarme bien particulier, picore au sol les insectes, se délecte d'airelles dans les landines proches, concurrence le chant de la rousserolle verderolle dans l'aulnaie puis repousse le casse-noix s'approchant de son nid sur le pin cembro... une vie de merle quoi!

Merle à plastron
Point de vue
Vue sur le sud des Alpes

Situé sur le rebord occidental du massif des Ecrins, le Jas des Agneaux permet d'apprécier un panorama unique sur le massif du Dévoluy, les montagnes du bas Valbonnais, le plateau matheysin et le Vercors. De la gauche vers la droite défilent sous vos yeux, le Gargas, le Colombier, l'Obiou, le Mont aiguille, le Gd Veymont et les falaises du Vercors, l'Etilier et le Coiro.

Le Vêt
Flore
Croupes ventées

Elles accueillent une végétation bien spécifique adaptée à des conditions météorologiques extrêmes. Vents violents, faible enneigement et températures polaires. En fleur peu après la fonte des neiges, la pulsatille de Haller, cette anémone au « pelage » soyeux, est un pied de nez aux conditions difficiles qui règnent ici. Elle représente le sourire dans un monde végétal prostré et racorni. Observons la sans la cueillir, sa rareté a motivé une protection nationale.

Pulsatille de Haller

Profil altimétrique

Altitude (m)

Min : 902 m - Max : 1875 m

Distance (m)

 

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