Rando Ecrins

Combe Oursière

4 h 30
Durée
Moyen
Moyen
Aller-retour
Aller-retour
9,2 km
Longueur totale
789 m
Dénivelé montant
Usages
  • A pied
Thème
  • Faune
  • Flore
  • Géologie

Départ : Hameau de Valsenestre, Valjouffrey

Une balade aux couleurs du mélézin qui vous amènera jusqu'au petit vallon suspendu de Combe Oursière.

"Au petit matin, tout est calme dans le vallon de Combe Oursière. Après avoir cheminé dans un mélézin aux couleurs chatoyantes puis traversé des landes à callune rougeoyantes à l'automne, on débouche sur un univers plus minéral. Dans le fond du cirque, des chamois broutent tranquillement l'herbe fine des éboulis."

Marion Digier, garde-monitrice en Valbonnais

Du parking, prendre la piste qui remonte la vallée du Béranger jusqu’à la limite du Parc des Ecrins. Au panneau d'entrée du Parc national se situe une aire de stockage de grumes d'où part un sentier parallèle à la piste. Le suivre sur une centaine de mètres, puis bifurquer à droite pour traverser le bois du Bot. Le sentier passe sous une barre rocheuse, décrit quelques lacets et remonte la gorge du ruisseau de la Draire. Le paysage s’éclaircit ensuite, la forêt laisse petit à petit la place à des arbres plus isolés et à une végétation plus basse. Au carrefour avec le vallon des Echarennes, prendre à droite le sentier qui vous amènera dans le haut du vallon de Combe Oursière. Après la cabane en demi-tonneau, possibilité de poursuivre pour traverser le vallon par un petit sentier en courbe de niveau. Celui-ci amène jusqu'au point de vue sur Pré Chrétien. La descente se fait par le même chemin qu'à l'aller.

Transport

Bus de La Mure à Entraigues (Transisere - ligne 4120). Correspondance à « Entraigues Place » avec le service communal de Valjouffrey (bus communal de 8 places) à destination du Désert-en-Valjouffrey.

Accès routier

A partir d'Entraigues, prendre la D117 en direction de « Valjouffrey ». Avant le pont du village de la Chapelle en Valjouffrey, prendre la route qui monte à gauche. Le hameau de Valsenestre est au bout de la route.

Lieux de renseignement

Maison du Parc du Valbonnais

Accueil, information, salle d'exposition temporaire, salle de lecture et vidéo-projection à la demande. Boutique : produits et ouvrages du Parc. Entrée libre. Toutes les animations du Parc sont gratuites sauf mention contraire.

Place du Docteur Eyraud
38740 Entraigues

Site web - Courriel - 04 76 30 20 61

Lat: 44.90153, Lng: 5.9496

Cet itinéraire est dans le coeur du parc national, veuillez consulter la réglementation.

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Sur le chemin…
Architecture
Village restauré

Valsenestre est un hameau fleuri superbement restauré composé désormais  de résidences secondaires. La route n'est pas déneigée en hiver. Le village peuplé d'une centaine d'habitants, possédait son école (aujourd'hui transformée en gîte d'étape), ouverte jusqu'en 1936. Il fut entièrement enseveli par une avalanche au XIXe siècle. L'activité principale demeurait l'élevage mais l'ouverture d'une carrière de marbre à partir de 1840 apportait un complément de ressources à des ouvriers installés dans le village. La dernière habitante permanente quitta Valsenestre en 1959.

Le village de Valsenestre
Histoire
Point de vue sur le hameau de Valsenestre

Au XIXe siècle le hameau de Valsenestre était peuplé d'une centaine d'habitants.  L'activité principale était l'élevage. En 1851, l'ouverture d'une carrière de marbre dans le fond du vallon en montant au col de la Muzelle est une aubaine pour le village qui accueille les carriers et bénéficie de l'amélioration de la route. La production de marbre cesse en 1905. Jusqu'en 1926 les rires et les cris des enfants résonnent encore dans le village :  l'école compte alors une trentaine d'élèves ! Elle ferme  quelques années plus tard et la dernière habitante permanente quitte le village en 1948.

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Flore
Jardin alpin

Une personne passionnée de botanique maintenant âgée, a créé il y a plus de cinquante ans un petit jardin alpin au centre du village. Bien que moins entretenu aujourd'hui, il présente encore un panel de couleur ravissant et un ensemble de plantes spectaculaire de la flore alpine.

Flore
Prairies naturelles de fauche

Les spécialistes agricoles considèrent qu'une prairie est naturelle dans la mesure ou elle n'a subi aucun apport de fumure ni de labour durant les dix dernières années écoulées. C'est bien le cas de celles cernées de haies, que vous longerez dés le départ de la randonnée. Ces prairies sont d'une grande richesse floristique quant au nombre d'espèces de plantes et par conséquent elles accueillent une myriade d'insectes pollinisateurs, dont les abeilles domestiques évidemment.

Prairie de fauche
Faune
Pic noir

Tout en cheminant à travers la forêt du Bot et jusqu'à la cabane de Combe Oursière, il est assez courant d'entendre le cri d'alarme du Pic noir ainsi que le « kru kru kru kru» qu'il émet  lors de ses déplacements. Ce drôle d'oiseau noir avec un casque rouge est le plus grand pics des Alpes. Il affectionne les forêts avec de grands arbres espacés et creuse sa loge en hauteur dans les troncs. C'est à la fois pour séduire sa belle, défendre son territoire ou bien encore pour trouver des scolytes ou des fourmis charpentières qu'il tambourine sans relâche.

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Flore
Laisser vieillir les arbres

Dans le cadre du réseau Natura 2000, la commune de Valjouffrey s'est engagée à conserver de vieux arbres pour participer au maintien de la biodiversité en forêt. Il est en effet très important pour qu'une forêt soit riche et diversifiée qu'elle conserve ses vieux arbres et son bois mort au sol. Les agents du Parc national des Ecrins et de l'Office national des forêts ont marqués plus de 500 arbres sur la commune dans cet objectif. En traversant la forêt du Bot, on peut voir des arbres marqués d'une petite plaquette « arbre conservé pour la biodiversité ».

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Flore
Mélèzes « en crosse »

De beaux mélèzes en crosse sont visibles depuis le sentier. En hiver, dans les zones pentues, le manteau neigeux exerce une pression à la base du tronc des arbres. La forme courbée du mélèze témoigne de son adaptation à la poussée de la neige. En zone de forte pente, cette adaptation morphologique lui confère néanmoins une certaine fragilité. Les mélèzes sont des arbres "pionniers" des montagnes. Ils peuvent coloniser des milieux hostiles comme les éboulis et les cônes de déjection. Ils préparent l'arrivée de la future forêt.

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Faune
Casse-noix moucheté

Krè krè krè...du haut d'un mélèze, un oiseau brun-chocolat moucheté de blanc s'envole en protestant vivement d'une voix aigre et rauque. Avec son bec puissant le Casse-Noix décortique noisettes et cônes de pins (pins cembro et pins à crochets) dont il extrait les graines. Dés le début de l'été, il s'affaire à préparer des provisions pour l'hiver et le printemps suivant...L'oiseau a bonne mémoire car il retrouve la quasi-totalité de ses caches pourtant dissimulées avec grand soin.

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Histoire
La « Combe des Ours »

Le nom de « Combe Oursière » ferait référence à la présence des ours dans le vallon. En 1800, 26 à 30 ours vivaient encore dans l'Oisans et sa région. Les derniers ours connus autour de Valsenestre se seraient réfugiés au siècle dernier vers la Morte et Lavaldens et le dernier d'entre eux aurait été abattu au dessus de Livet. Dans les Alpes, la dernière observation fiable d'un ours daterait de 1937 et se situerait dans le Vercors.

Géologie
Ripple marks

Sous ce terme au premier abord rébarbatif se cachent de jolis dessins laissés par les vagues ou le courant sur le fond de la mer. Il s'agit de rides allongées, parallèles et régulièrement espacées, observées dans les sédiments sableux et provoquées par l'eau. Les ripple marks de Combe Oursière ne sont pas visibles facilement car elles sont cachées par la végétation mais elles nous permettent de rêver à un passé lointain où la mer était présente.

Faune
Tétras lyre

Pour observer le tétras-lyre en été, il faut se lever de très bonne heure. En France, le tétras-lyre ou coq des bruyères ne se rencontre que dans les Alpes. Au printemps, le mâle au plumage noir, la queue en lyre avec les sous-caudales blanches parade pour attirer les poules. En hiver, il passe le plus clair de son temps réfugié dans des igloos creusés dans la neige pour se protéger du froid. C'est à cette période qu'il est le plus sensible car il ne peut compenser l'énergie dépensée lorsqu'il quitte précipitamment son igloo au passage d'un skieur hors piste ou d'un randonneur en raquettes.

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Histoire
Reboisement des terrains en montagne

1843, quatre heures du matin...une avalanche dévale de la Combe Oursière et s'engouffre dans le village. Seules cinq maisons sont épargnées. Comme dans beaucoup d'autres vallons, l'absence d'arbres favorise le départ des coulées. En 1895, l'Etat achète des terrains communaux dans l'objectif de les reboiser pour protéger le hameau de Valsenestre. Les banquettes visibles sur le haut du vallon témoignent de ce travail de reboisement et d'entretien des plantations qui se poursuit encore aujourd'hui sous la houlette du service de "Restauration des Terrains en Montagne".

Faune
Chamois

Le matin dès l'aube, il n'est pas rare d'observer des chamois dans ce vallon.  Un suivi scientifique appelé « IPS » (Indice d'Abondance Pédestre) est réalisé dans ce secteur par les agents du Parc. Une vingtaine de circuits sont parcourus tous les ans sur l'ensemble du parc et servent au calcul de cet indice. Celui-ci est basé sur le nombre moyen d'animaux observés sur un itinéraire défini parcouru plusieurs fois. L'objectif de ce protocole est d'évaluer l'évolution des populations de chamois.

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Flore
Saule de Lagger

Il est la bête noire des botanistes car peu facile à déterminer ! Cet arbuste forme des fourrés difficilement pénétrables qui servent de refuge à de nombreux animaux. On le trouve uniquement dans les Alpes. Cette espèce protégée pousse dans des milieux fréquemment rajeunis par des évènements comme les crues ou les avalanches. Il est bien présent dans les éboulis de Combe Oursière.

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Histoire
Cabane en demi-tonneau de Combe Oursière

Cette cabane est une ancienne cabane de chantier datant des années 50. Elle se trouve sur l'emplacement d'une ruine issue quant à elle de l'époque des premiers reboisements et qui est appelée le « chalet ».

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Flore
Saule glauque et soyeux

Dans les éboulis, de part et d'autre du sentier menant au point de vue de Pré Chrétien, on peut observer des fourrés de saules d'une couleur vert bleuté et au toucher soyeux. Il est assez facile de reconnaître ce saule qui n'en n'est pas moins un espèce protégée endémique des Alpes. Il pousse uniquement dans les massifs cristallins, en versant nord, dans des combes et ravines plus ou moins écorchées, des éboulis...

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Point de vue
Point de vue sur le glacier Courbe

Au débouché du sentier sur la crête, on découvre un panorama qui s'étend des crêtes de l'Arcanier à l'ouest au pic des Marmes à l'est. Entre le col de la Muzelle et le pic des Marmes, on reconnaît au loin le glacier Courbe avec sa forme en virgule. Ce glacier fait partie des 27 glaciers de référence que le Parc national étudie pour surveiller leur évolution. Un suivi par photo-constat est réalisé sur ce site avec un pas de temps de 3 ans. Pour d'autres glaciers comme le glacier blanc en Vallouise, des suivis beaucoup plus précis sont réalisés chaque année.

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Profil altimétrique

Altitude (m)

Min : 1296 m - Max : 2043 m

Distance (m)

 

Recommandation

Aire de bivouac aménagée pour les randonneurs itinérants située 500 m en amont du hameau de Valsenestre. Camping interdit par arrêté municipal sur le reste de la commune de Valjouffrey.